Cicatrices fraîches

Cicatrices Fraîches

La série des cicatrices, Tome 2


Une nouvelle vie les lie,

Les fantômes du passé la hantent,

De nouveaux secrets le distraient,

… et l’histoire se répète.

Allie, une policière embauchée et désirée par un détective privé, est sur le point de couper le souffle de Tristan avec la plus grande nouvelle de sa vie… juste après qu’il lui ait annoncé son renvoi.

Tristan, le propriétaire de Cross Enterprises, a également quelques surprises pour Allie. Et elle ne les verra pas venir. 

Alors que le couple essaie de faire face à leur situation difficile et leur romance croissante, les fantômes du passé d’Allie la hantent, complotant lentement le moment de leur retour.

De nouvelles missions distrayant Tristan, il ne voit pas la menace que le destin a amassée contre eux. 

Allie et Tristan peuvent-ils se débarrasser de leurs défenses suffisamment longtemps pour voir le danger s’accumuler à leur porte ? S’ils ne travaillent pas ensemble, se faisant confiance et partageant les informations, il sera peut-être trop tard.

Et l’histoire pourrait se répéter.

***

Cicatrices fraîches est le tome 2 de la trilogie ‘Cicatrices’ et ne doit être lu qu’après le tome 1, Cicatrices profondes.

Disponible à:

La série des cicatrices

Un avant-goût de Cicatrices fraîches: 

Le paysage était à couper le souffle. Les montagnes et les arbres enneigés couverts de poudre fraîche semblaient tout droit sortis d’un conte de fées. Le soleil de midi brillait comme si c’était l’été et je le trouvai assez chaud pour ne pas avoir à porter de veste, mais Tristan insista sur le fait que le temps pourrait changer à tout moment. Un peu plus haut dans la montagne, la maison de Gabe et Sam était installée entre de belles collines et vallées, avec des arbres dispersés dans une disposition irrégulière.

Tristan tira la luge le long de ce qu’il dit être un chemin, bien que pour moi, la neige blanche rende tout identique. Je m’agrippai au siège en bois au moins aussi fermement que si j’étais sur une moto pour la première fois, et j’étais contente que Tristan me tourne le dos de sorte qu’il ne me verrait pas, moi, une ceinture noire, effrayée et excitée comme si je venais de m’envoler pour la lune. Mais je ne m’étais pas senti comme une enfant depuis longtemps, et je n’avais pas réalisé que ce serait une si merveilleuse idée jusqu’à ce que Tristan commence à tirer sur la corde.

La neige grinçait sous les bottes de Tristan. De légères rafales faisaient voler les flocons des arbres et les emportaient à nouveau vers les cieux. Après un certain temps, les flocons retrouveraient leur chemin vers le bas, certain pour tomber sur le sol, d’autres sur les pins voisins. Le son des gazouillis des oiseaux parvenait de toutes les directions, et un aigle impérial volait au-dessus de nous.

Après une marche de quinze minutes, je lui dis :

— Tristan, tu vas te fatiguer.

— Suggères-tu que nous fassions une pause ?

— Oui.

Il lâcha les rênes. Je posai mes pieds sur le sol de côté et lui fis de la place afin qu’il puisse s’asseoir. À quelques pas de nous, une piste d’empreintes zigzaguait entre les arbres.

— Des empreintes de cerfs ? demandai-je.

— Celles-là appartiennent à un ours.

— Tu essaies de me faire peur.

— Pourquoi penses-tu que je porte ça ?

Il ouvrit sa veste. À l’intérieur se trouvait un pistolet. Je ne sais pas pourquoi, cela m’excita. Le petit tourbillon d’adrénaline dans mon ventre commença à me chatouiller.

— J’aime un homme préparé à toute éventualité. 

Je me mordis la lèvre.

— Et j’aime une femme qui n’a pas peur des armes, grogna-t-il d’un ton possessif, et je jure que la température de mon corps grimpa de quelques degrés.

— As-tu déjà vu un ours par ici ?

— Oui, mais ils ont tendance à rester à l’écart de la maison.

— Je suis contente que nous ayons un peu de temps pour nous.

Je penchai la tête sur son épaule.

— Moi aussi. J’ai eu l’intention de t’attraper depuis ce matin.

Même de profil, ce sourire en coin auquel je ne pouvais pas résister m’attirait. La cicatrice de Tristan remonta dans son petit mouvement sexy.

— Sauf pour mes cauchemars.

J’avais eu le même chaque matin et je ne pouvais pas me rendormir après.

— Tu t’es faufilée en bas trop rapidement ce matin, Allie. Est-ce que tu vas bien ?

Non ! Mais je ne voulais pas l’inquiéter, pas avant le mariage de son cousin.

— Eh bien, nous ne pouvons pas vraiment nous envoyer en l’air toutes les heures.

Je levai les yeux, parfaitement consciente que je le taquinais parce que rien ne me rendrait plus heureuse que de rester au lit toute la journée avec Tristan Cross. Le sexe avec lui était toujours explosif. Notre connexion et notre rythme mutuel ne cessaient jamais de me surprendre.

— Selon qui ? Je pourrais en faire ma priorité toutes les heures. Comme maintenant par exemple, cela me semble très bien.

À en juger par l’expression affamée sur son visage, il était sérieux, en plus !

— Il fait trop froid.

— Je parie que je peux augmenter ton rythme cardiaque comme ça, dit-il en faisant claquer ses doigts.

Étant donné la façon dont mon corps réagissait à son incroyable invitation, je savais qu’il gagnerait. Ce tourbillon qui avait pris naissance plus tôt dans mon ventre commença à tourner à la vitesse d’un maelström marin, envoyant toutes mes hormones entre mes jambes.

— Est-ce un défi M. Cross ?

Je descendis de la luge et le poids de Tristan le fit basculer dans la neige.

Il resta assis dans la poudre blanche avec un air sérieux pendant que je riais aux éclats.

— Si cela te persuade de baisser ton pantalon, bon sang, oui !

— Tu n’es pas sérieux...

Je tenais mon ventre au lieu de prêter attention à son mouvement rapide. En un bond, Tristan m’eut dans ses bras, écrasant ses lèvres sur les miennes, insistant afin que je me soumette à son désir. Et comment aurais-je pu résister à ces lèvres brûlantes et à cette langue obstinée ? Je pouvais encore sentir les vestiges de son après-rasage du matin mêlés à cette eau de Cologne enivrante. J’enfouis mes doigts dans ses cheveux, pressant sa tête contre la mienne. Je ne pouvais pas me rassasier de lui. Chacune de mes inspirations se fit plus lourde et haletante. Chacune de mes terminaisons nerveuses se réveilla avec un besoin d’être satisfaite. Et en quelques secondes, Tristan réussit à transformer ce jour de neige en paradis. Les yeux fermés et son corps épousant le mien, je nous imaginai sur la plage la plus chaude – parce qu’admettre que la neige était à nos pieds ressemblerait un mensonge. Ses mains étaient partout sur mon corps, recherchant une entrée de sous les couches de vêtements. 

Mon dos se pressa contre un arbre. Son écorce s’enfonça dans mes fesses, et pendant un instant, je souhaitai porter un pantalon plus épais. Tristan m’épingla contre le tronc et saisit mes seins engorgés dans ses paumes, les moulant suffisamment violemment pour que je sente mes mamelons s’ériger à la recherche de son contact.

Le son d’une fermeture éclair flotta dans l’air. Je me fichais de savoir si c’était la sienne ou la mienne, parce qu’un second le suivit comme un écho excitant.

— Tourne-toi, me demanda-t-il. 

J’obéis, mes mains prenant appui contre l’arbre tandis que Tristan baissait mon pantalon. L’air froid assaillit ma peau, mais dès que sa chair brûlante toucha mes fesses, je fus perdue. Il tendit la main entre mes jambes, étalant mon humidité. 

— Parfaite, comme toujours, murmura-t-il à mon oreille.

Ce petit mot de louange fit tambouriner mon cœur contre l’arbre comme s’il voulait envoyer un message au monde entier.

Plaçant un pied entre les miens, il donna de petits coups afin que j’écarte plus largement les jambes. Et je tendis l’oreille, l’attendant avec impatience. Au moment où son gland brûlant toucha mon ouverture, toute ma patience s’évapora. Je brûlai de l’avoir en moi. Le désir éclata dans mon bas-ventre dans un besoin charnel que je ne savais pas posséder. Mais être ici, dans la nature, réveillait les instincts primitifs de deux primates.

— Baise-moi, Tristan.

— Comme il te plaira.

Il ne fallut qu’une poussée rapide, et il fut au fond de moi. La chaleur de son membre se propagea d’avant en arrière, d’abord lentement, afin de me permettre d’apprécier une fois de plus son épaisseur. Alors que j’appuyais mes mains contre l’arbre, Tristan saisit mes hanches, me centrant sur lui, m’attirant plus profondément chaque fois qu’il avançait. Et j’étais si prête et trempée de désir que son sexe lubrifié me pénétrait dans un mouvement lisse.

Une fois qu’il eut accéléré le tempo, Tristan baissa sa main devant mon corps et caressa ma fente avec des va-et-vient pervers. Mon corps ne pouvait pas refuser l’orgasme qui approchait, et je savais qu’il arriverait vite et qu’il serait violent. Et j’avais complètement oublié que nous étions au milieu de la forêt ; en fait, j’avais l’impression que j’avais quitté mon corps et rien autour de nous n’importait. Si cet ours apparaissait maintenant, je ne m’en soucierais même pas.

Le corps de Tristan claquait contre mes fesses et mes seins rebondissaient d’avant en arrière. C’était libérateur de renoncer à mon corps pour lui, de le laisser nous contrôler tous les deux. Il calqua le moment de ma jouissance avec la sienne. Nous jouirions ensemble, je le savais. Ses doigts étaient si habiles pour titiller ma vulve, comme s’il m’avait étudiée jour et nuit depuis une centaine d’années. Ils glissaient d’avant en arrière, donnant de petits à-coups à chaque mouvement. Je ruai et me tortillai avec lui alors que les spasmes commençaient à rouler à travers mon corps. Le souffle lourd de Tristan formait de petits nuages blancs dans l’air.

— Tu peux crier ici, Allie. Personne ne va t’entendre. 

Et avec sa permission, je laissai échapper mon plaisir, craignant de déclencher une avalanche.

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