La série des cicatrices: suspense romantique

Quatre romans qui vous garderont au bord de votre siège complètent la série des cicatrices. Suivez Julian et Tristan Cross, frères et enquêteurs privés, et leur cousin Gabriel Silver, alors qu’ils travaillent ensemble pour garder les femmes qu’ils aiment sûres et satisfaites.

~Triangle Amoureux ~ Érotique ~ Suspense Romantique ~ Mâle Alpha

 

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Un avant-goût d’Éblouie par l’Argent

Gabe m’offrit son bras. Avec tous les regards et les bouches qui salivaient autour de moi, il me sembla que je n’avais pas d’autre choix que de le prendre et d’aller avec lui.

— Je suis désolée, Reese. Je reviens très vite.

— Prends ton temps, dit bruyamment Lin.

Un sourire satisfait s’étendait sur le visage de Gabe. Aucune de mes amies ne pouvait douter de sa véritable intention.

Le manque d’air, ou peut-être l’alcool, faisait tourner la pièce dans ma tête. J’appréciai le soutien de son bras.

J’entendis le commentaire de Lin alors que nous nous éloignions.

— Ce n’est pas possible.

Les autres filles rigolèrent et crièrent. Quelqu’un s’exclama :

— Bien joué, Sam.

Mes joues s’enflammèrent.

— Tu m’as suivi jusqu’ici ? demandai-je.

— Non, c’est une pure coïncidence. Je fais la mise à jour du système de sécurité du club.

— Et tu prends une pause maintenant ?

J’essayai de savoir où nous allions et les picotements reprirent dans mon bas ventre.

— Je suis mon propre patron, Samantha.

— Par ici, M. Silver.   

Un chef de salle presque nu ouvrit une porte qui donnait dans une pièce sombre. Les papillons s’agitèrent dans mon estomac. Le décor ressemblait à la zone VIP où les filles s’égosillaient, sauf qu’il y avait quatre murs et une porte fermée.

— J’ai un comportement grossier envers mes amies.

Le léger tremblement dans ma voix chatouilla ma gorge. Gabe me retourna et me plaqua contre le papier peint velouté alors qu’il entrait en collision avec mon corps.

J’inspirai bruyamment.

Il resserra ses mains sur mes poignets et les éleva au-dessus de ma tête, sa bouche planant délicieusement près de la mienne. Les sons à l’extérieur de la pièce s’estompèrent. Je ne pouvais entendre que sa respiration lourde et sentir sa poitrine qui se soulevait et s’abaissait au ralenti.

Avec mes bras étirés au-dessus de ma tête, ma robe remonta sur mes cuisses, son tissu doux contre ma peau. Il se pencha en chuchotant :

— Je suis sûr que tes amies comprendront.

J’avais déjà oublié ce pour quoi j’avais protesté. Mes jambes tremblèrent et Gabe pressa son corps un peu plus fermement contre le mien, son érection se frottant contre mon ventre. Sa chaleur m’enveloppa, apaisant les tremblements et faisant fondre ma nervosité.

— Si je me souviens bien, je dois te prouver la qualité de mes orgasmes.

L’odeur musquée de Gabe me fit saliver.

— Je… Je viens juste d’avoir un orgasme.

Que m’arrivait-il ? Pourquoi est-ce que rien n’avait d’importance à part le désir brûlant qui ravageait mon corps ?

— Les cocktails ne comptent pas. Veux-tu jouir, Samantha ?

Ses lèvres vibrèrent contre les miennes.

J’ouvris ma bouche pour répondre, mais la refermai aussitôt.

— Dis-le. Dis-moi ce que tu veux.

Sa bouche effleurait mes lèvres, planant au-dessus d’elles juste assez pour les chatouiller.

— Je veux jouir.

Il retint mes deux poignets avec sa main gauche, toujours au-dessus de ma tête. Sa paume droite glissa de plus en plus bas le long de mon bras. Le bout de notre nez se touchait, mais il me refusa un baiser. Passé mes seins, plus bas que ma hanche, Gabe glissa sa main sur ma jambe, puis l’insinua sous ma robe. Sa paume douce traîna le long de ma cuisse et mes jambes s’écartèrent pour lui.

La pièce se mit à tourner. Mes poumons bataillèrent pour obtenir suffisamment d’air en eux.

Il poussa ma culotte sur le côté et glissa son doigt contre mon ouverture humide, étalant mon essence sur mes replis.

— Tu es tellement humide et prête, Samantha. Est-ce pour moi ?

Je hochai la tête.

— Dis-le.

— C’est pour toi.

Il tira sur le rebord de ma culotte, la déchirant. Il mit le tissu imbibé dans sa poche comme si c’était un trophée avant que sa main retourne entre mes jambes.

— Je t’en achèterai une autre.

Avec ma robe remontée sur mes hanches, je ne m’étais jamais sentie aussi exposée, mais également excitée. Le doigt de Gabe me fit perdre la tête à nouveau alors qu’il redessinait mes plis et touchait mon clitoris. Son gros doigt pourrait éteindre ma brûlure en quelques secondes.

— J’aime une femme rasée avec un petit nid avec lequel je peux jouer.

Il enfouit son nez dans mes cheveux, inspirant profondément.

Son doigt tourna autour de la petite protubérance. Dehors, les filles applaudissaient un nouveau numéro.

Je me raidis.

— Et si quelqu’un entrait ?

— Eh bien, ils pourront se rincer l’œil. Détends-toi, Sam. Je suis là.

Il agita son doigt dans un mouvement précis et fit taire mon gémissement suivant avec sa délicieuse bouche.

Je me pressai contre sa main. L’euphorie atteignit des sommets et Gabe approfondit notre baiser, me privant de l’air dont j’avais besoin pour nourrir mon pouls affolé. Mon cri de plaisir résonna à travers ma gorge et mon corps tout entier jusqu’à ce qu’il rompe notre baiser. Le motif exquis de son pouce qui décrivait des cercles mit mes hanches en mouvement. Juste un peu plus de frottements, juste là, et je m’envolerais, mais Gabe se retira, me refusant la libération.

— Ne t’arrête pas, dis-je, sentant mon excitation flotter tout autour de nous.

De la sueur perlait sur ma poitrine.

Son érection poussa sur le côté de ma hanche gauche, aussi dure que mon os.

— Peut-être que tu aimerais un autre cocktail ? me taquina-t-il.

Je secouai la tête.

— Non, non. Ceci est beaucoup mieux. Il faut que je jouisse. S’il te plaît, fais-moi jouir.

Son doigt revint sur mon ouverture et il glissa facilement, mon essence recouvrant mon entrée. Son pouce de retour, il le fit tourbillonner en rythme tandis qu’il m’étirait de l’intérieur. Dedans, dehors, chaque pression devenait plus intense que la précédente. J’en perdis toute inhibition alors que je me poussais sur son doigt. Je serrai mes mains en poings, fermant les yeux, me concentrant sur la partie la plus sensible de mon corps tandis que le plaisir me consumait. Ma peau se contracta puis se relâcha. Des sensations incroyables se propagèrent à travers moi, s’apparentant à la fois à de la douleur et du soulagement.

— Oh mon Dieu !

La béatitude coulait en moi comme de l’électricité. Il agita une fois de plus son doigt, relançant la rupture du plaisir, et me tordis à nouveau. Il empauma lentement mon sexe, laissant mon orgasme féroce se réduire à de douces chatouilles de plumes.

— Non, seulement Gabe, chuchota-t-il en me tenant dans ses bras et en embrassant le haut de ma tête.